Les agriculteurs et agricultrices ne devraient pas subir la volatilité du marché du cacao.
Rainforest Alliance appelle les fabricants de chocolat, les négociants et les distributeurs à aller plus loin que des prix de marché à court terme et à contribuer à une plus grande stabilité des revenus pour les familles productrices de cacao, alors que les prix du cacao restent volatiles, menaçant d’annihiler des années de progrès durement acquis en Afrique de l’Ouest et ailleurs.
“S’engager en faveur de la durabilité ne peut se limiter aux périodes fastes. Lorsque les prix baissent, ce sont les producteurs et productrices qui absorbent les premiers chocs et sont les plus durement touchés. Un secteur cacaoyer plus résilient repose sur des modèles économiques capables de soutenir durablement les moyens de subsistance des producteurs et productrices, même lorsque les conditions de marché deviennent plus difficiles pour les acteurs en amont de la chaîne d’approvisionnement », déclare Santiago Gowland, CEO du Rainforest Alliance.
Rainforest Alliance travaille avec près d’un million de producteurs et productrices de cacao dans le monde, dont la majorité se trouve en Afrique de l’Ouest. Pour ces familles, le cacao n’est pas qu’une simple matière première : c’est leur principale source de revenus. La baisse des prix se traduit directement par des privations alimentaires, des absences scolaires et une réduction des investissements dans les pratiques agricoles durables qui sous-tendent la viabilité à long terme de toute la chaîne d’approvisionnement.
Rainforest Alliance invite ainsi ses partenaires commerciaux à dépasser la logique des prix comptants et à s’orienter vers des accords d’achat à long terme qui offrent aux agriculteurs la stabilité de revenus dont ils ont besoin pour investir dans leurs exploitations, leurs familles et des pratiques agricoles résilientes.
« Lorsque je me rends dans les communautés agricoles ici en Côte d’Ivoire, je vois de plus en plus d’agriculteurs qui adoptent de bonnes pratiques agricoles, investissent dans leurs terres et s’efforcent de construire un avenir meilleur pour leurs familles. Une forte baisse des prix du cacao ne menace pas seulement les revenus des ménages, elle met en péril la résilience de toute la chaîne d’approvisionnement en cacao. Nous avons besoin d’un système qui fonctionne aussi pour les familles d’agriculteurs, pas seulement lorsque les conditions de marché sont favorables, mais aussi lorsqu’elles sont plus difficiles », déclare Nanga Koné, Directeur pays Côte d’Ivoire – Rainforest Alliance.
Rainforest Alliance appelle également les entreprises acheteuses de cacao et les partenaires du marché à maintenir et à développer leurs investissements dans l’assistance technique, la formation et l’accès aux intrants pour les agriculteurs et agricultrices. Rainforest Alliance reste déterminée à travailler avec tous les partenaires de la chaîne d’approvisionnement pour construire un secteur cacaoyer économiquement viable pour les agriculteurs et agricultrices, durable sur le plan environnemental et résilient face à la volatilité des marchés.
La solidité de la chaîne d’approvisionnement du cacao dépend directement des agriculteurs et agricultrices qui en sont le pilier. Lorsque les prix chutent sous le seuil de viabilité agricole, les effets se répercutent sur l’ensemble de la chaîne et peuvent mettre des années à être résorbés. Les pouvoirs publics, comme les entreprises, doivent considérer le revenu des producteurs comme le socle d’un avenir durable pour la production de cacao.
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Marissa Akersloot: makersloot@ra.org

